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Le préambule, comme l'épilogue de cet article qui ne peuvent être mis entre toutes les mains, sont disponibles en ligne pour les rares privilégiés de mes amis à qui il suffira de me demander le code d'accès réservé aux abonnés s'ils désirent me lire en intégralité, et apprécier les vertus de ma prose exceptionnellement délirante! Ce n'est pas triste.
À SOLUTRÉ, je ne sais pas par quel bout commencer,
mais soyez rassurés, je n'ai pas l'intention ni la capacité de vous décrire
ces hauts lieux de la préhistoire, ni de vous raser trop longtemps, mais
seulement essayer peut-être de vous faire partager ce que j'ai ressenti en
quelques mots, mais surtout de vous permettre d'admirer quelques clichés
ramenés spécialement à votre intention.
À un quart d'heure (ou quinze minutes) de Mâcon, le
Musée présente les collections d'un des plus riches gisements préhistoriques
d'Europe. Un site de chasse fréquenté pendant plus de 25 000 ans par des
hommes du Paléolithique supérieur (de 35 000 à 10 000 ans av. J.-C) qui
sont venus chasser, dépecer et boucaner des milliers de chevaux et de
rennes qui abondaient dans la région. Il reste à cet emplacement une
accumulation d'ossements qui est à l'origine de la célèbre légende,
aujourd'hui démentie, des chevaux précipités par les chasseurs depuis le
sommet de la roche. C'est en réalité au pied de l'escarpement rocheux que
les troupeaux étaient traqués puis abattus. Le site est aussi célèbre
pour avoir donné son nom à une culture du Paléolithique supérieur : le
SOLUTRÉEN de 20 000 à 16 000 ans av.J.-C, caractérisé par ses feuilles
de laurier, chefs-d'œuvre de la taille du silex.
Pour préserver l'environnement, le site de la roche a
été classé en 1969, le Musée a été enterré dans des éboulis rocheux,
à proximité immédiate du site archéologique. Le bâtiment aux formes
simples se présente sous l'aspect d'un grand parallélépipède, d'une
superficie de 500 M2, pourvu de quatre ouvertures aux points cardinaux,
comprenant : une entrée au sud, une baie panoramique sur le site préhistorique
et la vallée de la Saône à l'est, une ouverture sur la Roche au nord et,
à l'ouest, une alcôve reconstituant une grotte ornée SOLUTRÉENNE.
La présentation des collections se développe en trois
zones que l'on suit selon un parcours linéaire. La visite commence par des
explications générales sur la préhistoire (chronologie, taille du silex,
climats, faunes et végétations) Elle se poursuit avec la découverte du
site de SOLUTRÉ, et se termine sur une présentation de l'art SOLUTRÉEN
(peintures, sculptures). Les objets exposés dans les vitrines sont entourés
de cartes, de croquis, de maquettes ou d'illustrations peintes, destinées
à donner une image vivante de la vie des chasseurs préhistoriques de
SOLUTRÉ.
De plus au centre du Musée, un espace a été réservé
aux expositions temporaires qui permettent de faire découvrir, chaque année,
un sujet nouveau en rapport avec l'archéologie, la préhistoire ou
l'ethnographie.
Les Bourguignons du Sud, dont je m'honore être des
leurs, ont bien véritablement fait tout ce qu'il fallait pour mettre en
valeur ce site d'une richesse incomparable.
Ce site dis-je, a été découvert en 1866 par Henry de
Ferry et Adrien Arcelin. On peut toutefois regretter que des milliers de pièces
ayant appartenu aux inventeurs sont maintenant dispersées à travers l'étranger,
notamment en Angleterre, aux États-Unis, en Allemagne et même en Russie.
D'importantes collections ont été également remises au Musée des
Antiquités Nationales de Saint-Germain-en-Laye, le Musée de l'Homme à
Paris et le Musée Guimet d'histoire naturelle de Lyon.
Différentes collections exposées aujourd'hui à
SOLUTRÉ donnent cependant un panorama complet des différents travaux de
recherche effectués sur le site de la découverte, il en est de même pour
les pièces mises au jour par les préhistoriens de la fin du XIXe siècle
à nos jours. Un tableau (voir galerie de photos) retrace les principales périodes
de la préhistoire, depuis les premiers hominidés, jusqu'au néolithique, période
caractérisée par le début de l'élevage et de l'agriculture.
À SOLUTRÉ, ce sont les quatre grandes cultures du paléolithique
supérieur qui sont représentées : Aurignacien, Gravettien, SOLUTRÉEN et
Magdalénien (de 35 000 à 10 000 av.J.-C). Le climat était beaucoup plus
rigoureux que de nos jours, et l'on pouvait rencontrer à SOLUTRÉ des
rennes, des bisons, des renards polaires, des chevaux sauvages, des
mammouths (4), des rhinocéros laineux, des aurochs, des bisons, des loups,
c'est à dire des espèces adaptées au froid, dont certaines se sont
ensuite éteintes, tandis que d'autres vivent encore dans les régions
polaires. C'est probablement l'abondance de ce gibier aux alentours de
SOLUTRÉ qui a incité les hommes préhistoriques à venir organiser leurs
chasses au pied de la roche.
À travers les outils exposés, on peut facilement voir
l'évolution des techniques pour la création de l'outillage en pierre taillée.
Toutes les explications nécessaires à une parfaite compréhension seront
données à travers quelques définitions relatives au débitage, le façonnage,
la percussion directe, la percussion indirecte, la taille par pression et la
retouche.
Toute la faune y est abondamment représentée. C'est
d'ailleurs au travers de celle-ci adaptée à des conditions climatiques spécifiques
que de nombreux indices ont été tirés pour reconstituer les milieux et
les climats auxquels ils sont invariablement associés, par les différentes
disciplines scientifiques, paléontologues, palynologues, sédimentologues,
ou je ne sais autres " logues " de tout poil, qui œuvrent sur le
site et qui contribuent par leurs savants travaux à reconstituer les différents
environnements de la préhistoire.
Tout y est passé au peigne fin, flore, faune, végétation.
Tout y est analysé répertorié, pesé, daté, dans ce que l'on pourrait
appeler un vaste puzzle commencé il y a plus de 130 ans ,et qui n'est pas
prêt d'être terminé. Bravo Messieurs les savants, Bravo aussi à tous vos
assistants, qui par vos travaux nous emmènent de plus en plus loin dans la
recherche de nos origines et qui nous éloignent, c'est peut être aussi
dommage, de la création très imagée de l'homme et de la femme telle que
nous enseigne encore la religion, quoique maintenant avec quelques bémols.
Tiens j'en ai une bien bonne, en forme de devinette, sur les représentants
de Dieu ! Une petite pose nous fera du bien...
Que peut souhaiter un prêtre musicien ? Votre langue
au chat ? d'accord je vous le dis, c'est tout simple :
que sous le poids des pièces, les troncs pètent !
C'est dans la seconde moitié du XIXe siècle, que les
recherches préhistoriques se développent en France et particulièrement
dans le Mâconnais riche en gisements multiples. Nous y trouvons :
Les grottes d' AZÉ (5), le plus ancien site préhistorique
de Bourgogne, où l'on a découvert des outils fabriqués, il y a 300 000
ans par des " Homo erectus " qui l'utilisaient comme abri.
Romanèche -Thorin (6). Un gisement installé sur une
terrasse alluviale de la Saône a été occupé par des Moustériens et
aussi par des Aurignaciens ou Gravettiens, d'où ils observaient les
migrations du gibier.
Vergisson, les Tanières. Dans les cavités du site, on
a découvert les restes d'une industrie Moustérienne, caractérisée par de
nombreux grattoirs.
Charbonnières. Les sites, considérés comme étant
des ateliers de taille, ont livré des bifaces Acheuléens.
Varennes - les - Mâcon( 7) Là encore plusieurs niveaux
d'occupation Paléolithique ont été découverts dans des gravières de la
Saône, dont une industrie de bifaces, racloirs etc...
Pour en revenir à SOLUTRÉ au Paléolithique supérieur
(de 35 000 à 10 000 ) l'immense majorité du matériel archéologique
mis à jour dans ce site de chasse se compose de milliers d'ossements de
chevaux et de rennes. On y trouve ensuite des pièces ayant trait à
l'industrie lithique (couteaux, grattoirs) puis des objets de bois de renne,
sagaies, percuteurs, et aussi des objets d'art mobilier.
La visite vous fera également découvrir la culture de
l'art Aurignacien de - 33 000 à 26 000, le Gravettien de; 27 000 à19
000, le Solutréen de 20 000 à 16 000, comme le Magdalénien de 15 000 à
10 000 ainsi que toutes les techniques de chasse à l'aide de sagaies
traditionnelles et celles qui sont lancées à partir d'un propulseur.
Enfin vous contemplerez l'art à SOLUTRÉ à travers
des côtes de rhinocéros gravées d'entailles. La sculpture sur de la roche
siliceuse d'un petit mammouth, les statuettes de rennes accroupis et bien
d'autres choses encore, puis vous entrerez dans l'ère moyenâgeuse et ses
cohortes de rivalités.
La visite est terminée. N'oubliez pas le guide... qui
se contentera de vos réactions.
POUR L' ÉPILOGUE, COMME POUR L' EXPLICATION DES RENVOIS VOIR LA NOTE EN PRÉAMBULE
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