PARFUM  DE  CORSE
MON VOYAGE DANS L’ ÎLE DE BEAUTÉ

 DU 17 AU 23 JUIN 2002  -  PAR  DANIEL ESPANOL 

Reportage -  Mis en ligne, le 4 juillet 2002

01.8.- PROLOGUE

La vie ne vaut pas la peine d’être vécue si on ne la vit pas comme dans un rêve, cela pourrait être le slogan d’un adepte lointain d’Épicure  pourquoi pas ! et bien non, pas du tout, c’est moi qui vous l’affirme tout simplement en foulant  de nouveau le sol de  l’Île de Beauté. La Corse éternelle, La Corse valeureuse, revendicative certes, mais ô! combien accueillante, La Corse charitable, La Corse magnifique,  reposante aussi, personnifie merveilleusement bien ce rêve lorsqu’il nous arrive, nous les continentaux, d’aller à sa rencontre après avoir laissé dans les vestiaires les   vicissitudes traumatisantes, allant de « Charybde en scylla »,  de nos grandes villes métropolitaines.
Ce qui aurait pu être, en dehors de mon engagement personnel pour cette belle région de France qu’un simple mais délicieux voyage d’été d’une semaine, s’est transformé au fil du temps en un véritable enthousiasme, grâce aux connaissances approfondies de notre « Conducteur Guide » Jean-Paul LOI (prononcer Loye) des cars MASSINI de BONIFACIO, qui pendant ce trop bref séjour a su nous transmettre sa passion indéfectible pour cette terre qui l’a vu naître il y a une cinquantaine d’années au village de BIGUGLIA, gros bourg de la BALAGNE.
Cet enfant  du pays, un vrai qui ne l’a jamais quitté, marqué dans son esprit par son Grand Père, mort à 105 ans, et ses préceptes dont il a fait sien
s,a d’abord pour principes, tenez vous bien on croirait rêver :
Le respect d’autrui, celui des personnes âgées, des enfants,  et des animaux, ces êtres sans défense dit-il. Le respect de la religion, celui de la parole donnée, de l’amitié, des traditions. Là où le cœur est grand, je cite, les murs s’élargissent, épilogue t-il.
Chaque région de l’ Île est une note de musique, la Corse tout entière une symphonie. Il reprend volontiers à son compte les paroles d’une de ses chansons préférées : Quand le soleil se lève et que je vois mon pays, je voudrais dire merci, merci d’être di qui ( prononcer di qoui -  d’ici  - ), à ça j’ajouterais, pour faire une mauvaise rime, sache aussi le protéger du roumi, il en a besoin.
Ce guide autodidacte délivrera tout au long du voyage un signal fort à travers la narration des us et coutumes transmises par son père et son grand-père, dont les mots traduisent  son amour de l’Île et sa fierté d’être Corse. Ces traditions, non seulement il en est le chantre, mais il les applique à la lettre, il les transmet à ses 4 enfants, qui à leur tour perpétueront la chaîne, pour qu’elles
deviennent immortelles. Pour faire aimer son pays, il les « inocule » à tous ceux qui veulent bien l’écouter et le comprendre. D’ailleurs pour lui, ne pas l’ouïr n’a rien de plus désobligeant. Prêcher dans le vide ne l’intéresse pas, il préfère s’abstenir, ce qui nous valut parfois de longs silences du fait de la désobligeance malheureuse de quelques uns, rapidement mis à l’index par les autres voyagistes.
Jean-Paul, je te considère comme le Stakhanoviste des  guides de l’île. Merci pour ta prestation d’exception. Je vais tenter  d’écrire, comme je le fais à chaque voyage, quelques lignes sur ton pays. Connaissant ton exigence, et n’ayant même pas l’étoffe d’un petit « Poétereau » je tenterai tant bien que mal à décrire ce que j’ai vu et ressenti. Pardonne moi d’avance mes faiblesses, nul n’est parfait, des mots usités face à ton savoir. Mais le cœur y est.
NOTA.  les photos seront  remontées sur le site fin juillet 2002.